
Momentum
- Le
Commodity Channel Index (CCI) - MACD
- RSI
Les
oscillateurs simples sont des indicateurs obtenus en calculant une différence
de cours ou de moyennes mobiles avec un intervalle de temps fixé.
Définition
:
Le
momentum 10 jours à la date t ( MMT10(t) ) est la différence entre le cours
C(t) à la date t et le cours C(t-10) dix jours avant la date t.
On
imagine facilement qu’en phase haussière le momentum sera positif et ce
d’autant plus que la hausse sera importante, et au contraire, négatif
en phase de baisse. La valeur de cet indicateur renseigne donc sur la
vitesse à laquelle le marché monte ou baisse.
-
Dans un
marché plat, le
momentum aura des valeurs autours de zéro, il sera d’un intérêt limité.
-
Dans un marché haussier par exemple, on pourra examiner non pas le signe
(positif pour notre exemple) mais la tendance du momentum. Si le momentum est
haussier, c’est que la hausse s’accélère, si le momentum est baissier mais
positif, c’est que la hausse s’essouffle, prélude possible d’un
retournement du marché on est en présence d’une divergence baissière (cf.
figure) et c’est peut être bientôt le moment de vendre.
Il s’agit donc
d’un indicateur ayant pour but de détecter la dynamique du marché
:

Fonctionnement
théorique :
Le
CCI permet de détecter des zones
de fortes tendances de marché. Cet indicateur à été élaboré initialement
pour les marchés de matières premières (commodity). Si l’indicateur dépasse
les 100 il s’agit d’un signal
d’achat (shorter la position lorsque l’indicateur repasse en dessous des
100), en dessous de - 100 c’est un signal de vente. Entre -100 et 100 les
fluctuations sont considérées comme non pertinentes et il convient de rester
en dehors du marché.
Le
calcul est le suivant :

où
M est la moyenne mobile 10 jours par exemple.
D
constitue une mesure de l’écart moyen par rapport à la moyenne.
Fonctionnement
pratique :
Concrètement
on compare la fluctuation du jour par rapport au cours moyen avec 1.5% de la
fluctuation moyenne autours de ce même cours moyen sur 10 jour (en prenant la
MM10). Si cette comparaison ressort
supérieur à 100 ou inférieure à -100, on obtient les signaux d’achat et de
vente. Le Rôle de D est de prendre en compte si le marché est habituellement
agité ou non : un écart quotidien important avec la moyenne aura moins de
signification dans un marché agité
(volatil) que dans un marché calme.
Graphique
:
Sur
le graphique suivant on observe qu’un marché agité sans tendance n’influe
pas sur l’indicateur CCI, utile avant tout dans un marché en tendance.

Définition
:
Cet
Indicateur se calcule à partir de moyennes mobiles dites exponentielles. On les
appelle ainsi car l’influence des valeurs sur la moyenne décroît de manière
exponentielle avec le temps. L’idée est donc que les événements sont
d’autant plus importants qu’ils sont récents. Si on note a le coefficient
de décroissance exponentielle (0<a<1), on peut calculer facilement par itération
la valeur M de la moyenne mobile de la cotation C à l’instant t de la manière
suivante :
|
M(C,a,t)
= ( C[t]+ a.C[t-1] + ... + an-1.C[t-n+1] ).(1-a)/(1- an)
|
n étant
la période de la moyenne mobile
On
constate facilement que plus a est proche de 0 et plus on donne d’importance
au événements récents.
Méthode
de calcul :
Pour
calculer l’indicateur, on commence par « filtrer » la série des
données de cotation de deux manières différentes, avec des coefficients de décroissance
exponentielle b= 0.17 et a=0.08. La moyenne mobile M(C,b) est moins sensible aux
événements récents que M(C,a) on peut dire qu’elle « réagit donc
moins vite » aux variations de cours. La différence D est un indicateur
de la vitesse de hausse ou de baisse.
|
D(C,t)=
M(C,a,t) ... M(C,b,t)
|
La
différence entre D et sa moyenne mobile est un indicateur de l’accélération
du marche. C’est la définition du MACD :
|
MACD(C,t)=
D(t) - M(D,d,t)
|
Interprétation
:
Le
macd est positif si le marche accélère, nul
si le marché garde une vitesse constante et négatif si le marché décélère
(un ralentissement d’une tendance à la baisse
est considéré comme une accélération avec un macd positif, tandis
qu’une hausse qui s’essouffle est une décélération et le macd est négatif).
En poursuivant le raisonnement, lorsque le macd décroît lors d’une hausse de
marché, c’est le l’amorce de la décélération, on dit que l’on a une
divergence baissière (voir graphique).

Lors
de très fortes variations, l’indicateur MACD prend de très grandes valeurs
(indicateur non borné) et devient inutilisable . L’indicateur RSI au
contraire est calculé de manière à être compris entre 0 et 100. Le calcul du
RSI 10 jours, par exemple, est le suivant :
|
RSI10[t]
= 100 H[t]/(B[t]+H[t])
|
Où
H[t] = (9H[t-1]+ hausse[t])/10.
et
B[t]= (9B[t-1]+ baisse[t])/10.
Evidemment
si la date t est une journée de baisse la hausse est nulle et inversement.
H
(respectivement B) est une approximation de la moyenne des hausses (resp. des
baisses) sur 10 jours. A l’origine cette approximation constituait une
commodité de calcul qui ne se justifie plus aujourd’hui, le résultat est une
atténuation de l’influence des nouvelles valeurs de cours sur le RSI. Il
faudra par exemple une hausse plus marquée pour se rapprocher de 100. Lorsque
le RSI prend des valeurs proches de 100, c’est que les baisses sont quasi
inexistantes on est en zone de surachat, ce qui peut constituer un signe avant
coureur d’un signal de vente et inversement en zone de survente où le RSI est
proche de 0. A chacun de définir ses limites d’entrée en zone de surachat et
de survente. L’analyse chartiste s’applique au graphique du RSI et il est
donc possible de tracer supports, canaux et autres divergences.


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