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 Introduction

 

La volatilité est, comme nous l'avons vu, la vraie mesure du risque. Pourtant, cette volatilité mesurée à partir de données antérieures (la volatilité historique) ne prétend pas nous informer sur le devenir de telle ou telle société, sinon à très court terme. En effet, ces volatilités certaines ne nous donnent que des tendances prochaines et peu éloignées du présent. Il en est de même pour les volatilités implicites déduites aussi bien par le modèle de Black-Scholes que par celui de Cox-Ross-Rubinstein.

 

Une question se pose: comment s'adapter à la nouvelle volatilité de la bourse?

 

Les écarts de cours quotidiens deviennent de plus en plus spectaculaires sur les valeurs et les indices boursiers. Face à la plus forte volatilité des marchés, les épargnants peuvent limiter leurs risques grâce à une bonne diversification qui permet de réduire l'exposition du portefeuille.

 La mondialisation affole la bourse

 

La principale explication à cette tachycardie boursière provient sans doute de l'importance grandissante des investisseurs étrangers. Ceux-ci possèdent plus d'un tiers de la capitalisation boursière des quarante sociétés qui composent l'indice CAC40. Les grands fonds de pension anglo-saxons achètent et vendent d'importantes quantités de titres, sans qu'il y ait de contrepartie suffisante au niveau local. Ils ont ainsi contribué au gonflement des volumes et à la hausse des cours depuis 1996. Mais les fonds partent aussi vite qu'ils arrivent quand la confiance disparaît. Cette situation de dépendance pourrait toutefois évoluer. Devenus plus imposants, les établissements financiers européens pourraient ainsi contrebalancer les mouvements initiés par les investisseurs étrangers.

 

 La marche à l'euro amplifie le mouvement

 

Contrairement aux idées reçues, le nouvel indice européen, le Dow Jones EuroStoxx50,

s'est révélé à l'usage aussi volatil, voire plus, que l'indice CAC40 des valeurs françaises. Grâce à la diversification sur plusieurs pays, la volatilité de l'indice européen aurait dû être inférieure à celle de chacun des pays de la zone euro. C'est, en fait, le contraire qui s'est produit. Ainsi, en 1998, la volatilité du Dow Jones EuroStoxx 50 a dépassé celle du CAC40, elle-même bien supérieure à son niveau depuis dix ans. Sur les graphes 10 et 11, on peut comparer les volatilités 100 jours (en noir) de l’indice CAC 40 et Dow Jones EuroStoxx 50.

 


 

 

Graphique 1 : CAC40 et volatilité 100 jours 

 

On peut constater que la volatilité 100 jours du CAC40 varie à peu près comme celle du Dow Jones EuroStoxx 50 ci-dessous. Ce phénomène ne devrait pas avoir lieu dans le sens où l’indice européen présente une diversification plus importante : celle-ci devrait apporter une stabilité certaine ! ! !

 

On constate que les volatilités 100 jours des 2 indices étudiés varient régulièrement entre 20% et 25% avec des pics autour de 27%.

 

Graphique 2 : Dow Jones EuroStoxx 50 et volatilité 100 jours.

 

Élément à priori stabilisateur, l'euro a contribué à la plus forte volatilité des marchés. Pour répondre à la demande de leurs clients, les gérants domestiques ont ouvert leurs portefeuilles vers les autres pays de la zone. Leur connaissance des bourses locales étant limitée, ils ont privilégié les plus grandes valeurs. De plus, les gérants concentrent leurs investissements sur les indices et utilisent de plus en plus les marchés dérivés, ce qui augmente la volatilité. Amplifiant les mouvements des cours, les comportements homogènes des intervenants sont renforcés par une approche de plus en plus sectorielle et de moins en moins géographique.

 

Autrefois, les valeurs italiennes s'appréciaient parfois quand les actions françaises reculaient ou inversement. Mais cette évolution divergente des bourses européennes a pratiquement disparu, en raison de la convergence des taux d'intérêt entre les pays de la zone euro. Les gérants préfèrent aujourd'hui choisir entre Volkswagen et Renault, plutôt qu'entre l'Allemagne et la France.

 

Suite :

- Comment débusquer les titres volatils ?

 

Voir aussi :

- Les options

- Les warrants  

- Black & Scholes

- Coxx Ross Rubinstein

- Volatilité Implicite - Smile

 


 

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