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En théorie, trois types de facteurs contribuent aux variations plus ou moins fortes des cours de bourse.

 

 Les risques de marché ("systématiques")

Ils concernent un ensemble de valeurs. Ils sont liés, par exemple, au pays d'origine, à la taille de l'entreprise, à l'exposition au dollar, à la sensibilité au taux d'intérêt, au rythme des fusions... Ainsi, les valeurs dites "cycliques", dont les bénéfices dépendent de la vigueur de l'activité, sont par nature plus volatiles que les valeurs de "croissance", aux résultats plus réguliers. Le cours d'Usinor, dont les écarts de prévision de résultats sont importants d'un analyste à l'autre, sera plus volatil que Danone, sur lequel tous prévoient des bénéfices équivalents.

           

Mais il faut nuancer cette règle. L'Oréal, très crédible dans ses prévisions, présentera pourtant une plus forte volatilité que Danone: à un niveau élevé, le cours de groupe de cosmétiques valorise d'importants flux de bénéfices futurs à long terme. Malgré un fort consensus sur les profits immédiats, la moindre évolution dans les perspectives à long terme aura un impact direct sur le prix de l'action.

           

Il ne faut pas non plus s'étonner de retrouver deux banques, la BNP et la Société Générale, parmi les valeurs les plus volatiles de l'année 1998. Le secteur a été marqué par une intense spéculation sur d'éventuels rapprochements, l'intérêt du marché étant contrarié par des craintes portant sur l'engagement des établissements en Asie et dans les autres pays émergents. En fait, plus l'incertitude est grande, plus la volatilité est élevée.

 

 Les risques intrinsèques ("spécifiques")

 

Les actions présentent également des risques intrinsèques comme le rythme de progression des bénéfices, leu caractère plus ou moins aléatoire, la régularité des prévisions, la dépendance plus ou moins forte aux prix des matières premières, la cherté relative de l'action par rapport au marché, la qualité du management de la société et de sa communication, la liquidité du titre et la largeur du flottant (c'est à dire le nombre d'actions en circulation qui ne sont pas détenues par des actionnaires stables)... Ainsi, France Télécom, dont le poids dans le CAC40 est calculé à partir de la valeur de toutes les actions existantes, n'offraient que 22,5% de son capital au public au moment de la privatisation partielle. L'effet d'entonnoir lié à la rareté du titre explique en partie la forte hausse de l'action depuis sa mise sur le marché.

 

 Des événements imprévus

 

Des événements imprévus peuvent survenir. Une opération financière, OPA (offre

publique d'achat) ou OPE (offre publique d'échange), provoque d'importants décalages. Un revirement stratégique ou un résultat très différent des anticipations explique aussi parfois des "trous d'air" ou des envolées. Il est alors impossible de prévoir de tels accidents. Ce fut le cas pour Alcatel, qui a pris tout le marché à contre-pied en annonçant une amélioration de ses marges plus lente que prévu. Le même titre Alcatel avait d'ailleurs connu une réaction similaire, mais positive cette fois, après l'arrivée de Serge Tchuruk à la présidence.

           

Les professionnels utilisent des modèles d'évaluation qui permettent d'identifier des titres plus ou moins volatils, à partir de données historiques. Le gérant sélectionne alors la valeur qui a montré la plus grande stabilité par le passé. Mais, pour certains financiers, la volatilité historique n'est pas la meilleure façon de prévoir l'avenir, car elle a tendance à sous-estimer le risque. Les gérants "quantitatifs" calculent donc la rentabilité espérée en utilisant des modèles "multifactoriels", à partir de données prévisionnelles (progression des bénéfices), des données comptables (chiffre d'affaires, résultat net) et enfin des données de marché (rapport cours/bénéfice, rendement). Ils comparent ensuite leurs valeurs avec l'exposition au risque.

 

Voir aussi :

- Les options

- Les warrants  

- Black & Scholes

- Coxx Ross Rubinstein

- Volatilité Implicite - Smile

 


 

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