
Le
modèle de Black-Scholes (1) permet de calculer le prix d’un call connaissant
le prix du sous-jacent S, K le prix d’exercice de l’option, r le taux
d’intérêt sans risque, s
la volatilité, T la maturité et t le temps écoulé depuis l’émission. Tous
les paramètres sont connus (K, T, t) ou observables (S, r) sauf la volatilité
qui doit être estimée. Le modèle de Black-Scholes (BS) suppose une volatilité
constante or cela n’est
absolument pas le cas dans la réalité.
Il
est possible, connaissant le prix de marché du call de déduire une valeur
unique pour la volatilité. Cette valeur de volatilité est appelée volatilité
implicite (VI). La VI peut s’écarter notablement de la volatilité historique
(écart type des rendements du sous-jacent) car elle est censé refléter la
volatilité future anticipée par le marché.
Par
exemple la nomination d’un gouverneur de banque centrale
peut suivant le candidat choisi faire chuter
ou monter le marché. Les traders d’option savent donc qu’après la
nomination le prix du sous-jacent va varier fortement. Les prix des options
avant la nomination sont donc élevés bien que devant l’incertitude il y ait
peu d’activité (stabilité) sur le sous-jacent et donc une faible volatilité
réelle.
Le
fait que la volatilité implicite soit censée rendre compte de la volatilité
future est cohérent avec le fait que ce qui compte pour la valeur de
l’option, c’est la capacité du sous-jacent à varier pendant la période
qui reste jusqu’à la maturité.
On
peut calculer à partir des prix de calls de même maturité, et de prix
d’exercice différents calculer les valeurs de la VI. On obtient une courbe
convexe assez caractéristique que l’on appelle le smile de volatilité.

Jusqu’à
maintenant, la volatilité réelle
a été envisagée comme un paramètre constant et telle est l’hypothèse du
modèle dont (1) est la solution . Or les prix réels des options
permettent de calculer une volatilité implicite qui dépend du temps. Le
modèle de volatilité réelle doit donc prendre en compte la variable temps.
Sous cette hypothèse, la solution (1)
de l’équation de BS est modifié. De la même façon on constate que la
volatilité implicite dépend aussi du prix d’exercice comme le montre le
smile et il faut donc prendre en compte la variable prix dans le modèle de
volatilité réelle. La volatilité
utilisée dans (1) est la VI et si on note ss(t,
S) la volatilité du sous-jacent, la VI et ss
sont liées.
On
peut écrire en notant T la maturité, K le prix d’exercice S le prix du
sous-jacent, et t le temps présent:
ss(T,K)=
F[T, t, K, S, simplicite(T,
t, K, S)]
On
a alors une surface de volatilité parfois appelée surface de volatilité
forward.
Malheureusement
si la dépendance temporelle est compatible avec (1) sous réserve de quelques
modifications concernant le terme de volatilité, il n’en va pas de même
lorsque l’on suppose une dépendance « en prix ». Une solution
explicite (i.e. forme fermée) n’est alors plus assurée.
D’autre part des interpolations et extrapolations sont nécessaires en
pratique pour établir la surface de volatilité à partir des volatilités
implicites, ceux qui peut induire des erreurs importantes.
Cette
surface de volatilité est calculée sur des options cotées et peut servir pour
évaluer le prix d’options OTC plus complexes. La représentation de la
volatilité sous forme de surface est aujourd’hui largement répandu bien que
non exempte de problèmes.
Voir
aussi :
-
Les options
-
Les warrants
-
Black & Scholes
-
Coxx Ross Rubinstein
-
Volatilité Implicite - Smile

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